 Cassilmena L ile de la derniere chance |
| | Killing Loneliness [pv Kurai] | |
| | | Auteur | Message |
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Sue Nolan ~ Déchu ~


   Age : 18 Inscrit le : 07 Mai 2008 Messages : 91
| Sujet: Killing Loneliness [pv Kurai] Lun 9 Juin - 4:19 | |
| [Nota Bene : il faut se fier au physique de l'avatar, pas à celui décrit dans le texte.
La mémoire… Certains l'ont aussi affutée que la lame d'une rasoir, n'oublie jamais rien. D'autres, comme pour Sue, ont plutôt une mémoire en pics de montagnes. Rien n'est jamais certain, et les souvenirs dansent comme des bateaux sur les vagues de l'océan. La jeune femme s'était retrouvée dans cette rue, et elle ne savait pas pourquoi. Elle ignorait toujours pourquoi elle se trouvait quelque part et comment elle y était arrivée. Elle soupira, regarda la rue dévastée, les échoppes vides aux murs branlants, et les passants qui étaient plus mendiants que passants. Elle avait paniqué, quelques minutes plus tôt. Cet endroit ne lui était nullement familier, et elle avait eu envie de pleurer. Seulement, cette envie c'était vite estompée, remplacée par le désir plus que poignant de rentrer chez elle. Mais où était-ce, chez elle ? D'une fois à l'autre, ce n'était jamais la même chose qui l'attendait.
Elle se réveillait toujours à un endroit qui lui était totalement inconnu, sentait contre sa peau des draps qui n'étaient pas les mêmes que ceux d'avant, était saluée par des gens qui ne lui disaient rien, qu'elle ne se souvenait pas d'avoir vus. Pourtant, eux se souvenaient d'elle à la perfection. Et parfois même, ils l'appelaient Hattie, ou Maria… Elle ne comprenait pas. Sans doute quelqu'un lui ressemblant beaucoup avait rencontré ces gens. On l'accusait souvent d'avoir fait des choses dont elle ne se souvenait pas et, par acclimatation, elle avait pris l'habitude de faire comme si, et de s'excuser en réparant tout ce qu'elle avait soi-disant causé. Parfois elle croyait que le mot "naïve" était écrit dans son front, et que les gens lui extorquaient de l'argent par instinct. Mais elle ne pouvait pas faire autrement que de se plier aux environnements et aux situations variées qui s'imposaient à elle.
Elle se sentait attachée dans quelque chose, engluée dans sa propre vie comme dans des sables mouvants. Elle entendait souvent parler de cette Hattie. Elle ne la connaissait pas, mais savait qu'elle ne souhaitait jamais la rencontrer, car elle lui semblait être une bien mauvaise personne.
Et si elle me ressemble, pensait-elle souvent, ce n'est que le fruit du hasard.
Dans les tréfonds de l'âme de Sue, un autre regard parcourait la rue dévastée, les magasins brûlés, et les passants aux frusques peu gracieuses. Les yeux se baissèrent sur la tenue que Sue portait : une robe noire et profondément décolletée, mais couverte d'une cape de velours soyeux, d'un rouge vin profond. Le tout était très harmonieux, il fallait en convenir, mais cela ne lui seyait point.
L'homme qui venait de prendre le contrôle du corps tâta ses cheveux noirs et bouclés qui tombaient en cascade sur ses épaules, et arracha un bout de tissu à l'ourlet de la robe pour attacher ces boucles sombres en une queue élégante, plus masculine. Restait à régler le cas de cette … robe. Voilà pourquoi il détestait prendre le contrôle du corps en public : il se retrouvait en pleine rue vêtu de vêtements féminins. La honte, assurément. Il soupira, fouilla la rue du regard. Ses bras musclés lui semblaient déplacés sous ce châle, ou plutôt cette tenue semblait déplacée sur lui. Il finit par trouver ce qu'il cherchait depuis quelques minutes : l'enseigne presque intacte d'un tailleur. Il allait pouvoir demander des chausses et une chemise et se débarrasser de ces frusques de femme.
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Sa Souvraya Niende Misain Ye. I'm Lost in my Own Mind. |
|  | | Kurai ~ Imprégné ~


   Age : 16 Inscrit le : 08 Mai 2008 Messages : 52 Camp : Neutre.
| Sujet: Re: Killing Loneliness [pv Kurai] Lun 23 Juin - 21:17 | |
| Le temps était frais et froid. On pouvait voir perler, sur les quelques plantes rebelles brisant le pavé pour rencontré le soleil, de minuscules gouttes de rosée nouvellement formé. Le soleil perçait légèrement à l'horizon, camouflé par des nuages paraissant aussi mince qu'une feuille de papier. Les matins dans cette ville ne sont jamais vraiment animée. Tout le monde dort toujours, ou bien, dans un murmure presqu'inaudible, par respect pour les autres habitants, vont travailler silencieusement, comme des fantômes se promenant dans un cimetière. Ces matins n'étaient pas vraiment effrayant, bien que souvent, ils donnent l'image au visiteurs d'une ville abandonnée. Kuraii aimait ces matins. Là où le moindre petit bruit devenait une menace, là où seul le son subtile de notre respiration nous accompagne. Il n'y avait presque pas de vent, en fait, le seul moyen de le remarquer était de voir se balancé légèrement les quelques pancartes toujours intacts de la rue. Une rue qui avant, il y a bien longtemps de cela, devait être occupé par des tonnes de commerçant, criant leur spéciaux du jour et de client, marchandant le meilleur pris. Une rue animé de partout, là où des cris d'enfant réchauffaient les coeurs et où est-ce que de vieux sage se rassemblait pour discuter de leur ancienne vie. Ce matin était bien différent. Les marchands absent, les clients aussi, seul quelque mendiant, à moitié endormi ou sou, tendait la main dans le vide, à la quête de quelque pièce dans le but de son nourrir ou bien, de soulagé leur peine à la taverne. Kuraii n'aimait pas les mendiants. Sans raison particulière vraiment, il trouvait seulement que vivre dans la rue, comme eux le fond, est humainement impossible. Même lui, s'il perdait tout du jour au lendemain, ne ferait pas ça de ces journées. Il y a toujours une issue autre que la solitude sale et puante de la rue. Il y a la voie de la méditation ou bien celle du bénévolat. Tout le monde peut s'accrocher à un espoir, aussi infime soit-il. Et quand espoir n'est pu, c'est tout simplement parce que la mort nous salue. L'homme solitaire était assis là depuis un bon moment. Avant que le soleil ne laisse s'échapper sa première lueur, il attendait dans le noir. Quoi? Il ne le savait pas mais il attendait tout de même. Il était parfois dure de bien cerné la pensé exacte de Kuraii. Beaucoup de ces actes étaient fait au hasard, sans raison bien précise. Il se laissait guidé par une force mystérieuse que lui même ne connaissait pas. En fait, c'était comme s'il était guidé par rien du tout. Il pouvait se trouver à des endroits illogique à des moments insensé comme on pouvait l'entevoir dans un lieu fréquenté à faire un geste banale. L'homme, en quelque sorte, faisait ce qu'il jugeait nécessaire de faire. Comme ce matin, il était nécessaire pour lui d'attendre rien sur un banc d'une rue presqu'abandonné. Des implulsions du moment, une drôle d'intuition ou tout simplement de la folie certain penseront, Kuraii est Kuraii et il le restera toujours.
Sur sa tête, si on prenait le temps de bien la regarder, on pouvait voir deux petit yeux noirs scintiller dans sa chevelure dense. Et non, l'homme ne possède pas deux paire de yeux mais un petit animal. En effet, l'homme était l'heureux maitre d'un minuscule Gecko à l'écaille noir de jais. À l'exception du dessous de ces pattes, d'un rouge flamboyant, celui-ci se fondait parfaitement dans les cheveux d'un noir aussi intense que les écailles de l'animal. Katai - le gecko - allait d'ailleurs ne pas tarder à aller se réfugier dans l'une des poches du grand imperméable noir de son maitre. Le soleil le terrifiait un peu. En fait, non. Il n'en avait pas peur, mais il le trouvait désagréable. Kuraii trouvait son compagnon bien amusant. Lorsqu'il n'était pas dans ses poches, celui-ci se retrouvait toujours sur ça tête. Il souriait souvent lorsqu'il voyait certaine personne le dévisagé, se demandant ce qu'il pouvait bien avoir sur le crane. Bref, les deux amis de toujours, car on peut bel et bien appeler leur relation une amitié, attendait là depuis déjà quelque heure sans que rien de vraiment intéressant ne se passe. Même la température restait douce, ne voulant pas servir de divertissement à l'homme patient de par ces pluies parfois torrentiel ou de par ces violentes bourrasque.
* La journée s'annonce bien. *
Pensa Kuraii. Devant lui se tenait une vieille boutique qui semblait tenir de peur. C'était la seule, si on veux, à être rester intacte. Intacte, un bien grand mots si on se vie à la vitrine rayé et poussiéreuse, à la porte troué et au balcon caillé. Cependant, celle-ci tenait bon. Les jours devait être dure pour les propriétaires de cette petite entreprise. Un tailleur gagne durement sa vie de nos jours, le sur-mesure n'existe presque plus. L'enseigne ballotait elle aussi, au rythme léger de la brise matinal lâchant un petit grincement à chacune de ses oscillations. On aurait dit un vieux métronome rouillé, aillant de plus en plus de mal à donner la mesure. Un tintement de clochette le fit redescendre sur terre. Une jeune femme à la robe déchiré et au cheveux attaché venait d'entré chez le tailleur.
* Je ne pensais pas que les tailleurs ouvraient leur porte aussi tôt. *
Sur ce, l'homme se leva lentement de son banc. Ses jambes étaient un peu lourde, engourdi par l'attente. À ce geste, son jeune gecko descendit rapidement se caché dans l'une des poches de l'imperméable. Kuraii secoua docilement la tête puis entra à son tour chez le tailleur.
La jeune femme avait disparu, probablement partie essayer une nouvelle robe. L'intérieur était tout aussi ancien que l'extérieur. Comptoir de bois foncé, atmosphère humide et lourde, quelque cadavre de coquerelle servant de décoration. La pièce, très mal éclairé, était lugubre. Une seul bougie, presqu'entièrement bruler, vacillait au centre de l'endroit, suspendu au plafond par un mince fil de fer. À sa droite se tenait le poste de couture, un peu plus au fond se trouvait de vieux vêtement sale et à sa droite, les cabine privé, là où l'on prenais les mensuration et qu'on essayait les vêtements. Les laques du plancher grinçait sous chacun de ses pas, donnant une touche encore plus préhistorique au lieu. Décidément, il n'y avait pas que l'église qui avait besoin d'être retaper. Comment des personnes, aussi pauvre soi-t-elle, pouvait-elle vivre dans de pareille condition sans faire même le minimum pour rendre la boutique un peu plus accueillante. Ramasser les corps des insectes morts auraient été une des choses à faire qui ne leur aurait rien couté.. Enfin. On ne peut tout comprendre et tout savoir. Chaque personne fait des choix et il faut les respecter. Un peu plus à sa droite, derrière lui, une vieux banc en fer forgé rempli de toile d'araignée était accoté sur la vitrine crasseuse. Kuraii décida de s'y assoir, soulevant dans son élan un nuage de saleté.
Sans trop savoir quoi faire, il attendit de nouveau que quelque chose se passe. Sans trop savoir ce qu'il cherchait en venant ici. Cette femme l'intriguait et il allait surement l'interpeler. On ne peux s'en sortir très facilement lorsqu'on pique sa curiosité. De plus, il aimait faire de nouvelle rencontre alors pourquoi ne pas sauté sur l'occasion. Voyant que personne ne lui avait encore répondu, il se leva puis fit tinté de nouveau les cloches de la porte, question de s'assuré qu'on sache qu'il y avait quelqu'un d'autre dans la boutique. Se repençhant sur la décoration des lieux, Kuraii se désola. Nos ainés font souvent de merveilleuse chose.. pourquoi faillait-il alors que la plupart, souvent solitaire, vive dans des endroits comme ça? Reculé de tout.. Enfin, lui-même n'était pas vraiment mieux..n'ayant pas de domicile fixe. L'atelier à couture était très ordonné et les plans de vêtement étaient très précis. Malgré l'apparence, peut-être que le couturier était hors pair dans son art. Il l'interrogerait à ce sujet, si un jour il daignait se montré..
Fendant le silence, un éternuement surpris l'homme à la peau pâle. Un vielle homme était apparu derrière le comptoir. Lunette ronde sur le bout du nez, dos recourbé et dents manquantes, il était d'un age très avancé. Ses vêtements juraient, passant d'une chandail carotté brun et bourgogne à un pantalon ligné verticalement gris et rose. Celui-ci demanda avec peine ce qu'il pourrait faire pour son nouveau client. Sa respiration était lourde. Ses poumons devait être fragile, endommagé par toute cette poussière.
- Bonjour, en fait, je ne suis pas vraiment ici pour une commande mais pour rencontré quelqu'un.. Une jeune femme. Elle est entré ici il n'y a pas très longtemps.. Assez grande, cheveux foncé.. enfin. Elle doit être occupé présentement, je peux bien attendre un peu. J'aime bien attendre.. Votre boutique.. elle est spéciale? Vous cousez depuis longtemps.. et puis, ce n'est pas vraiment de mes affaires.. Il fait plutôt sombre toutefois.. vous avez songé à ajouter des bougies? Ou bien à épousseter un peu.. sa ne ferait pas de mal à votre toux.. Je dis ça pour vous mais bon, vous n'êtes pas obliger de m'écouter, si vous êtes bien comme ça.. La jeune femme oui, vous savez où elle ait?
Enseveli sous toutes ces phrases, le vieillard ne broncha pas. Sans un mot, il se retourna en levant discrètement une de ses main dans les air. Kuraii devait le suivre. Il passa alors de l'autre coté du comptoir, entrant dans la partie la plus sombre de l'endroit. Il s'enfonça un peu à l'aveuglette parmi les vêtements souillé accroché un peu partout, la boutique était plus profonde qu'elle n'y parraissait. Mais où était donc rendu cette mystérieuse femme? _________________
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|  | | Sue Nolan ~ Déchu ~


   Age : 18 Inscrit le : 07 Mai 2008 Messages : 91
| Sujet: Re: Killing Loneliness [pv Kurai] Ven 4 Juil - 0:09 | |
| -Mais vous ne comprenez pas ? gronda-t-il. Je me sens ridicule, vêtu de la sorte !
Frank était rouge de colère, les mains crispés sur cette maudite jupe qu’il avait tout simplement envie d’enlever. Il avait beau dire à l’homme, depuis tout à l’heure, qu’il voulait un costume à sa mesure, le tailleur se refusait à exécuter le travail, prétextant qu’une dame ne devait pas porter des tenues d’homme. Et il avait beau répéter qu’il n’était pas une femme, rien n’y faisait. L’homme qui tenait cette maudite échoppe de malheur refusait d’entendre raison. Il n’allait quand même pas passer toute la journée affublé d’une sacrée robe ! Il avait plus de dignité que cela. Il voulait des chausses, voulait son pourpoint, une chemise ! Et peut-être des bottes aussi, s’il passait devant l’échoppe d’un cordonnier. Pendant que le tailleur lui expliquait pour la 1101e fois les raisons de son refus, Frank leva les yeux au ciel et se pinça l’arrête du nez. L’ennui commençait à bouillonner furieusement en lui. Il n’allait quand même pas se laisser écraser de la sorte. C’était là la raison de l’existence même de ce personnage. Il était né pour empêcher Sue de se laisser écraser par n’importe quoi. S’il était apparu dans cet endroit, c’était parce qu’elle se sentait écrasée par son environnement et ça, Angelica n’y pouvait rien. Frank, lui, s’appropriait les lieux, s’arrangeait pour que tout soit à sa mesure, pour qu’il n’ait pas à se mettre lui même à la mesure de son environnement.
-Vous allez me tailler un fichu costume, ordonna-t-il, furieux.
-Je refuse !
Le tailleur put voir les traits délicats de la jeune femme qu’il avait sous les yeux se contracter, sa mâchoire se serrer, mais il ne vit pas le bras s’élever pour l’attraper au collet et le soulever de terre. Cette force physique était celle de Frank, pour sûr. Enfin, elle possédait cette force, mais si elle avait eu le contrôle de son corps, elle n’aurait jamais, au grand jamais, même pensé à agresser quelqu’un de la sorte. À force de vivre recluse d’elle-même, Sue ignorait tout de ses capacités, qui n’étaient utilisées que par les autres. Le tailleur battit des pieds dans les airs, grommelant et écumant de colère. Ses cheveux gris et crasseux lui tombaient devant les yeux, lui enlevant le peu qu’il aurait de crédibilité en se mettant à jurer. Sue n’aurait jamais pu s’en prendre de la sorte à un vieillard.
-Reposez-moi !
-Faites-moi un costume !
-Je ne peux pas !
Frank soupira, secoua encore le vieux pruneau comme un vieux prunier et le reposa sur le sol, chancelant. Le vieillard s’agrippa à l’épaule de sa cliente pour ne pas se laisser choir tout simplement par terre, et toussa. L’homme dans son corps de femme émit une moue d’écouter alors que des miasmes de toux menaçaient de lui voler dans le décolleté. Maudite soit cette robe, songea-t-il. Il aida toutefois le tailleur à se remettre d’aplomb et lui assena quelques bonnes tapes dans les dos, lui demandant pourquoi il ne pouvait pas lui tailler de costume, ajoutant qu’il se contenterait d’une création toute simple. Il voulait simplement enlever cette robe de malheur.
-Je n’ai jamais taillé de costumes d’homme pour une fe...
Frank fit les gros yeux, ce qui donna une expression menaçante et étrangement déplacée sur le visage de la jeune, douce et frêle Sue Nolan.
-Pour un homme avec une silhouette comme la vôtre, corrigea le vendeur de vêtements avec empressement.
L’ange déchu soupira, et demanda au vieillard s’il pouvait essayer quelques morceaux, et prendre quelque chose qui lui irait. L’homme haussa les épaules et sortit, laissant l’arrière boutique plein de vêtements à l’entière disponibilité de notre protagoniste. Décontenancé par une telle quantité de linge, il roula des yeux. Alors là, les filles se seraient sûrement plu à lui choisir une tenue. Seulement, lui, en tant qu’homme simple et de qualité, cette montagne de tissus lui donnait le tournis. Découragé d’avance, il s’avança vers une première pile, qu’il éplucha aussi rapidement qu’il le put, histoire de ne pas s’attarder sur de telles futilités. Il trouva des robes - cauchemar - qu’il lança le plus loin possible de sa personne, agacé. Dans cette pile, il trouva une paire de chausses marrons, mais qui ne lui allaient pas. Passées par dessous la robes, elle étaient trop larges et bouffaient. Il les mis toute de même de côté, au cas où il ne trouverait pas mieux au cours de ses recherches ardues. De l’autre côté du rideau que le tailleur avait traversé, il entendit une voix. Visiblement, quelqu’un en avait long à dire. Il tomba sur une paire de chausses gris clair et, cette fois, elle lui allait parfaitement bien. Maintenant, ce qui lui manquait, c’était absolument une chemise. Peut-être aussi un pourpoint, mais il verrait à cela quand il aurait d’abord la chemise. Après tout, il n’avait pas de très grandes connaissances dans la mode, mais il était au moins apte à savoir qu’on porte le pourpoint sur la chemise, et pas l’inverse. Il n’était si bêtement masculin qu’il n’y paraissait. Enfin, paraître est un bien grand mot car, cette pièce, au milieu de tous ces vêtements, c’était bel et bien une femme qui se tenait, aux yeux de tous. Pas trop grande, de jolis cheveux noirs, longs et fins tombant sur une robe toute aussi sombre, et un petit air agacé étampé sur le visage. Étrangement, sous sa robe, elle portait une paire de chausses et farfouillait dans des vêtements d’hommes. Si le tailleur venait à repasser, ses principes de conservateur feraient probablement un bond remarquable dans son esprit. Frank, lui, se percevait comme étant un individu de sexe mâle à la taille fine, malgré qu’il soit grand. Il voit ses cheveux comme étant longs, certes. Ce n’est pas un problème parce que beaucoup d’hommes les portent ainsi, attachés sur la nuque avec un quelconque lacet.
-Ah, je te tiens ! fit-il, mettant la main sur une chemise noire, de taille visiblement pas trop grande.
Satisfait de sa trouvaille - et surtout de la sobriété du morceau, car Frank était homme à aimer les choses simples et sans fioritures - il la posa à nouveau sur la pile et entrepris de délacer cette chose inutile et inconfortable qui avait été inventée pour les femmes : les robes à corsage. Il grommela, se contorsionnant dans tous les sens pour atteindre les cordages dans son dos, puis finit par y parvenir à force de jurons et de grognements sourds. La langue fine et délicate de Sue Nolan devenait si salée et vulgaires qu’il en restait toujours un arrière goût de grossièreté quand elle reprenait le contrôle de son corps tout de suite après le passage de Frank. Bien sûr elle ne comprenait jamais pourquoi, mais il lui aurait suffit d’assister à cette scène pour comprendre enfin cette impression d’avoir été impolie pendant son passage à vide.
L’hôte du corps parvint à se dépêtrer de la robe, laquelle était maintenant légèrement déchirée par endroit parce qu’il avait trop tiré là où il ne fallait pas. Mais ce n’était pas grave. Avisant la profondeur du décolleté, il se dit que ce n’était probablement pas Sue - sa sœur - qui en avait fait l’acquisition. Elle détestait ce genre de vêtements. Angelica et Maria étaient bien trop protectrices envers elle pour acheter pareille chose, elles aussi. Ne restait que cette garce d’Hattie qui leur pourrissait la vie à tous. Pestant contre cette femme indésirable, il entendit des bruits de pas. Quelqu’un pénétrait dans l’arrière boutique. Il regarda la chemise qui était sur la pile de vêtements et se dit que, la voix qu’il avait entendue étant celle d’un homme, il pouvait bien se permettre de rester torse nu. Après tout, ils étaient tous faits de la même manière. Ne se pressant pas, le corps à demi dénudé de Sue allait d’une table à l’autre, cherchant le pourpoint idéal pour aller par-dessus sa chemise, qu’elle mettrai un peu plus tard, une fois qu’elle aurait trouvé.
-Faites attention, c’est une sorcière.
Frank releva un sourcil, et constata que c’était la voix du vieillard, qui était revenu. Il plissa les yeux, cherchant à l’apercevoir, mais il n’était pas encore assez proche. Il savait seulement qu’il devait être accompagné de quelqu’un, à moins qu’il n’ait été fou et ne se parle seul, ce qui n’aurait même pas étonné le jeune homme. Il aperçut enfin deux silhouettes se découper à quelques mètres, et le vieillards fit les gros yeux en lorgnant son torse, puis fit le signe contre le mauvais sort et sortit, le laissant seul avec l’inconnu. L’ange pencha la tête sur le côté, renforçant l’impression étrange que donnait cette image : une jeune femme vêtue uniquement de chausses collantes, une petite moue ennuyée peinte sur ses lèvres minces.
-Vous représentez l’autorité ? demanda-t-il, une certaine arrogance dans la voix. Si c’est le cas, c’est c’vieux sénile qu’il faut arrêter. Moi je n’ai fait que lui demander de me tailler un costume et il a refusé.
Frank poussa un profond soupire. Vraiment, la situation commençait à l’ennuyer. Il n’était pas du genre à se mettre dans les ennuis inutilement, mais il n’était pas non plus du genre à laisser une situation désagréable lui tomber sur la tête. Et si cet inconnu était effectivement un représentant de la loi appelé par le propriétaire de la place ... Il n’avait pas envie plus que cela de s’attirer les foudres de la justice en cette journée précise où il s’était réveillé vêtu d’une fichue robe, trop loin de chez Sue pour aller chercher des vêtements dans leur garde-robe. Oh, ça lui arrivait très souvent, de débouler dans le monde réel affublé de robe, mais habituellement, il n’avait pas à demander pour arranger la situation.
Une seule chose semblait bonne : l’inconnu, lui, ne l’avait probablement pas vu alors qu’il était bêtement affublé d’une robe.
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|  | | Kurai ~ Imprégné ~


   Age : 16 Inscrit le : 08 Mai 2008 Messages : 52 Camp : Neutre.
| Sujet: Re: Killing Loneliness [pv Kurai] Mar 8 Juil - 19:47 | |
| Le viel homme devant lui s'arrêta quelque instant pour souffler. La marche lui était devenu épuisante au fils des ans.. L'atmosphère humide et lourde de l'endroit ne devait pas aider non plus, même Kuraii sentait une certain malaise, sans pour autant que cela n'affecte ses capacités. Profitant de sa pause, le couturier le prévenu que c'était une sorcière.. Une sorcière? Cette si jolie femme.. Étrange. De ce qu'il avait entendu dire, les sorcières avait un nez pointu et un dos recourbé à l'excès. Bien qu'il se doutait que toutes les sorcières ne furent comme ça, que certaine pouvait être très jolie, quelque chose clochait. Un drôle de présentiment indiquait à l'homme que ce n'était pas le cas, que cette femme ne pouvait appartenir à cette race. Peut-être aussi que l'homme ne faisait allusion qu'a leur trop réputé personnalité, grotesque et impolie. Sur cette réflexion, il reprit marche vers les méandres de l'arrière-boutique qui semblait sans fond. Ce décor lui rappelait un peu son enfance, un souvenir des plus horribles. Lors de la tempête destructrice.. Seul dans son garde-robe, il pleurait attendant ses parents.On pouvait en effet comparer ce lieu à un gigantesque garde-robe mal ranger, plein de vieux linge qu'on ne portera probablement jamais. Une image dont l'homme se débarrassa rapidement. Son gecko descendit alors de sa tête pour aller s'installer sur son épaule. Il devait être un peu confus, sous toutes ces informations sombres et souillé. Le vieillard s'arrêta brusquement. Devant lui se tenait un endroit un peu plus dégagé, une minuscule lampe à l'huile accroché au centre de cette étrange pièce au mur de guenille illuminait avec peine toutes cette noirceur. Sans rien dire de plus qu'un petit marmonnement suivit d'un geste que Kuraii ne connaissait pas, l'homme tourna ses talons et partie en ce qui semblait être une course.
Un peu perplexe par la réaction du couturier, l'homme s'avança vers la lueur, manquant de près de trébucher sur une robe déchiré. C'était la robe de la femme.. elle ne devait donc pas être bien loin. Relevant le regard, il compris aussitôt la réaction du vieillard. À l'autre extrémité du cercle se tenait la femme, presqu'entièrement nu. Elle le regardait d'un drôle d'air, comme ennuyé. Sa réaction était plutôt étrange pour une femme.. Normalement, enfin, habituellement quand un inconnu, un homme qui plus est, arrive lorsqu'une lady est habiller d'une telle manière, celle-ci fait des pieds et des mains pour camouflé ses atouts et trouver de quoi se mettre sur le dos, mais cette fois-ci, ce n'était pas le cas. Elle resta là à le regarder. Ses cheveux noires toujours attaché, une peau pâle et des trait fatigué sur le visage. Cette femme avait mal tourner pour une raison que l'homme ne connaissait pas encore puisqu'à bien analyser tout ces traits, autrefois, elle devait être magnifique. C'est incroyable comment certain événement psychologique peuvent altéré le physique de certaine personne. Kuraii, par exemple, avait la peau très pâle, presque blanche et un regard vide et froid, un regard éteint mais il ne le savait pas. Pour lui, tout avait toujours été comme ça. Un coeur au battement lent et une tête aux idées perdu et confuse..
Un représentant de l'autorité? Cette remarque fit sourire le jeune homme. C'était la première fois qu'on le confondait avec un policier.. Pourtant il n'avait ni uniforme ni badge. Cette femme avait dû faire quelque chose d'illégal, ou du moins, avant quelque chose à se reprocher. Sinon, pourquoi aurait-elle eu le réflexe de penser qu'il était un représentant de la loi? Présentement, à part être accuser d'exhibitionniste, l'homme voyait mal de quoi elle pourrait être accuser. Reposant son regard sur le sol, il remarqua que seul des vêtements masculin le juchait.. mais que cherchait au juste cette femme un peu étrange? En plantant son regard dans celui de la femme, Kuraii prit la parole d'une voix calme et fluide.
- Un représentant de la loi.. Au risque de vous décevoir, je ne fais pas partie de cette organisation.. en fait, je me vois mal y être.. Mais vous? Sans trop vouloir être indiscret qu'avez-vous fait pour vous attendre à une telle visite? Habituellement, le réflexe de penser une telle chose signifie que nous avons quelque chose à nous reprocher... Ne pensez-vous pas.. Enfin. Le vieille homme est peut-être un peu têtu mais je l'est trouver fort bien sympathique.. Pourquoi cette agressivité dans votre voix? Qu'ai-je fais pour attirer votre arrogance.. Vous sautez un peu vite sur les conclusions.. vous ne trouvez pas.? Je ne veux rien de précis..
Marquant un pose, l'homme ferma les yeux et sourit. Il avait affaire à une personnalité particulière et un peu agressive.. Jamais il n'en avait vraiment rencontré. La femme devait trouver étrange qu'il ne lui est pas sauter dessus, ou bien perdu ses moyens devant un telle spectacle. Mais lui aussi, avait une personnalité particulière et un peu étrange. L'air se refroidit quelque peu, sans pour autant qu'il ne le remarque mais la pièce devint légèrement plus vivable. Puis, réouvrant les yeux et sans quitter le regard de la jeune femme.
- Si je peux me permette, la robe que vous portiez tout à l'heure vous allait très bien.. pourquoi vouloir changer.. euhm... pour une chemin trop grande? Enfin.. c'est votre choix..À chacun ses goûts.. Si c'était votre commande, je comprend pourquoi le vieillard à refuser..Vous savez, ils ont été éduquer dans un temps conservateur et votre demande était un peu.. hors-norme? Bref.. je ne suis pas ici pour vous faire la moral mais pour en apprendre plus sur vous.. À moins que je ne vous ennui? Si ce n'est pas le cas.. il faudra m'expliquer votre expression faciale..
Kuraii se tut. Katai descendit immédiatement dans l'une des poches de son maitre. Celui-ci s'approcha un peu plus de la femme en gardant toutefois une distance raisonnable. Lui même déteste lorsqu'on empiète sur son espace vitale. Il se sent coincé et prit au dépourvu.. c'est l'une des choses qui le rend le plus anxieux et voir même colérique. Ramassant une vielle chemine bleu foncé, il la tendit à son interlocutrice. Il n'aime pas parlé à des personnes à moitié nu, il a l'impression de discuter avec un esclave sexuel. _________________
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|  | | Sue Nolan ~ Déchu ~


   Age : 18 Inscrit le : 07 Mai 2008 Messages : 91
| Sujet: Re: Killing Loneliness [pv Kurai] Ven 18 Juil - 19:26 | |
| Frank émit un grognement, comme il en émettait si souvent. Il fallait le comprendre. Un homme que l'on confond sans arrêt avec une femme a toutes les raisons du monde d'être ennuyé. Non mais quel était le problème de tous ces gens ? Personne ne semblait vouloir voir l'homme dans ce corps, personne ne voulait comprendre qui il était. Frank devait bien être la personnalité de Sue qui avait le plus de mal à vivre cette situation. Ils avaient tous du mal, mais ils avaient tous des raisons différentes. Hattie parce qu'elle n'avait pas un contrôle absolu sur tout, Sue parce qu'elle croyait "perdre du temps", Angelica parce qu'elle se trouvait moins jolie que les autres et devait porter leurs tenues, Maria parce qu'elle n'était plus en âge de vivre toutes ces aventures et lui, Frank Nolan, parce qu'il était toujours affublé d'une sacrée robe quand il mettait le pied dans le corps, pour le contrôler. Sa vie était un véritable enfer, sans compter tous ces gens qui l'appelaient "mademoiselle" et le complimentaient sur ses corsages. Il voulait mourir chaque fois qu'il entendait un commentaire de ce genre. Et c'était fortement compréhensible, pour n'importe quel homme possédant un tant soit peu de fierté.
Il sut dès la première réplique de l'inconnu qu'il ne l'aimerait pas. Trop bavard, trop jovial, trop simplet. Et en plus, il y avait un truc qui s'agitait dans ses cheveux. Si ce n'était pas le signe d'une mauvaise hygiène, ça ! Non mais c'est vrai, quand vos cheveux sont assez sales pour que des bêtes y élisent domicile … Pourtant, à cette distance, il aurait du sentir l'odeur d'un homme malpropre. Frank haussa ses épaules nues et continua de farfouiller dans les vêtements.
-Je me suis un peu emporté contre ce vieillard imbécile et puant. Il aurait pu appeler quelqu'un à l'aide. Mais j'ai rien fait de si terrible, je l'ai seulement un peu secoué, pour qu'il reprenne ses esprits.
Loin de ce qu'il avait dit, Frank était loin d'être déçu par le fait que cet homme soit un simple civil. En fait, il était même plutôt satisfait que le vieil homme ne l'ait pas encore fait enfermer derrière des barreaux. Il plongea la main dans une montagne de tissus et en ressortit une paire de caleçons environ trente fois trop grands pour lui. Il grimaça. Pourquoi diable tombait-il sur tout ce dont il n'avait pas besoin alors que tout ce qu'il voulait, c'était un sacré pourpoint et la sainte paix ? Il décida d'abandonner les recherches pour un moment et de ce concentrer sur le visiteur. Après tout, personne ne pourrait le prendre pour une femme, torse nu. Ce n'était pas comme s'il avait une robe sur le dos.
-Je ne suis pas agressif, ajouta-t-il. Je suis sur les nerfs. Vous le seriez aussi, si vous vous faisiez ennuyer par un couturier capricieux.
Le silence tomba, et le frais aussi. Frank réprima un frisson qui lui longea la colonne, le faisant grimacer. Il lorgna la pile de vêtements où il avait posé la chemise noire, quelques instants plutôt, avec envie. Puis, alors qu'il songeait à s'en approcher et à l'enfiler, les paroles du nouvel arrivant se firent un chemin jusqu'à ses oreilles fort susceptibles, le faisant grincer des dents, presqu'assez fort pour lui rompre la mâchoire. La robe qu'il l'avait vu porter lui aller bien, hein ?! Il roula des yeux furieux en direction de l'inconnu mais celui-ci ne sembla pas le remarquer ou s'en formaliser parce qu'il continua de déblatérer, comme si ce qu'il disait devait couler comme l'eau sur le dos d'un canard. Mais Frank n'était pas un canard et n'en avait pas du tout le dos. Il écouta l'homme, moitié furieux, moitié amusé par tant d'insouciance.
-Je suis un client comme tous les autres. Cet homme aurait du faire ce que je lui commandais : je lui aurais même offert une bonne somme pour ses services ! Il m'a insulté, et ce n'est pas le genre de comportements que je peux tolérer.
Le corps de la femme trembla, mu par l'envie de laisser s'abattre son poing sur le nez de cet homme qui s'était rapproché. La chose qui, quelques instants plutôt, faisait s'agiter ses cheveux, semblait s'être calmée. Et Frank constata qu'il avait peut-être halluciné parce que visiblement, cet homme ne sentait pas mauvais. Il ne sentait pas le rance et semblait même plutôt propre de sa personne.
Une demande hors norme … Frank jura entre ses dents. Qu'y avait-il de si hors norme dans le fait qu'un homme se commande un costume ? Il avait le droit d'être servi, lui aussi, comme tous les autres. Ce n'était pas parce qu'il partageait son corps avec une bande de femmes qu'il devait être traité différemment. Il détestait ne pas être traité comme n'importe quel autre homme. Il attrapa au vol la chemise que lui envoyait l'inconnu, mais la rejeta aussitôt par-dessus son épaule avec négligence. Il en avait déjà trouvé une, noire, plus belle, et moins endommagée. Il fit quelques pas en direction de son morceau de vêtement et l'enfila. Visiblement, cet homme avait quelque difficulté avec les gens qui se mettaient un tant sois peu à l'aise. Il haussa les épaules, boutonna la chemise un peu en bas de ses clavicules et resta un instant silencieux.
-Pour votre information, la robe que j'avais sur le dos tout à l'heure – il grimaça, détestant les mots qu'il prononçait – ne m'appartenait pas, elle était à ma sœur. Et j'estime être en droit de porter ce qui me convient sans me soucier de ce que les autres peuvent en penser.
Et puis, que pouvait-il y avoir à penser d'un homme portant chausses et chemise ? Il haussa un sourcil. Décidemment, ce jeune homme était bien étrange.
-Vous cherchiez vous aussi des vêtements ? dit-il, tentant de s'éloigner des sujets qui l'ennuyaient. Si c'est le cas, le tenancier de cette échoppe devrait pouvoir vous combler. Visiblement, il a du talent.
Et c'était vrai. Tous les vêtements qu'il avait vus ici, même ceux qui étaient vieux et usés, étaient d'une première qualité, remarquables, cousus avec grand soin, avec un regard avisé et des doigts de fée.
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| Sujet: Re: Killing Loneliness [pv Kurai] Mar 12 Aoû - 16:36 | |
| - En fait, je n'aime pas vraiment les vêtements sur mesure.
Sa soeur? Il y a là de quoi être perplexe. La femme qu'il avait vu vêtu de cette robe était bien celle qui se trouvait devant lui. Elle l'aurait donc emprunter? Mais pourquoi donc lui racontait-elle ça? Et si cette robe était à sa soeur, pourquoi ne lui la ramenait-elle pas en bon état? Peut-être qu'elles sont en conflit. Enfin, tout ça ne rime à rien.
- Être sur les nerfs nous rend agressif inconsciemment. Je l'es moi-même appris à mes dépends. J'essaie de me tenir loin de tout ceci maintenant.
La femme perdit un peu de son agressivité sans toutefois se relâcher entièrement. Quelque chose la tracassait, ça ce voyait au premier regard. Kuraii avait du mal à comprendre les gens préoccupés. Il semble que la majorité d'entre eux fasse ressortir leur inquiétude par la colère. Il n'en voyait pas l'utilité. Sa ne sert à rien d'être fâché, si ce n'est que de ce noircir le coeur. Il ne se mettait jamais en colère pour des choses aussi futiles que ça. Un couturier qui refuse de faire une commande, sa peut être un peu embarrassant, sans plus. Les gens ont souvent tendance à transformer un rien en tout.
Sans porter une grande attention à la chemise que l'homme lui avait envoyé, elle la rejeta et s'en choisi une autre, noire puis la boutonna au trois quart. Décidément, cette femme était de nature légèrement provocatrice. Soupirant, l'homme contempla les piles de vêtement autour de lui. Mais combien ce couturier en gardait en stock? Il y en avait un tel nombre, pourquoi en avoir créé autant.User de flamme dans un édifice pareil serait acte de suicide. Une nouvelle question le fit décrocher de ces pensés.Il y répondit sans détourner le regard de ces montagnes de tissus, ayant l'air d'un vrai hypnotisé.
- Non, j'ai déjà des vêtements que me vont très bien. Je voulais vous rencontrer. Je vous ait vu déchirer votre robe puis entrer dans cet établissement. Cela à piquer ma curiosité... Et je suis de ceux qui aime rencontrer le plus de monde possible, question d'analyser les comportements, philosopher, ou tout simplement discuter. Ça me permet ensuite d'avoir une vision plus éclairer sur le monde, d'ouvrir mon esprit plus grand qu'il ne l'est déjà.Oh et la chose qui était dans mes cheveux tout à l'heure, c'était mon compagnon. Un petit gecko.
Kuraii se demanda alors comme cette femme allait bien réagir. Il ne croit pas qu'elle soit du style à discuter pour discuter. Enfin, on se sait jamais. Au pire, se sera une rencontre incomplète de plus à ajouter à sa liste. Katai sortit de sa cachette et monta sur l'épaule de son maitre.Il avait sentit qu'on parlait de lui.
- Je suis de ceux qui aime tout savoir, qui aime apprendre. On en sait jamais assez selon moi. Je ne sais pas si c'est la même chose pour vous... Enfin, si je vous importune vous pouvez me le dire et je partirai. Je n'aime pas être avec des gens qui ne veulent pas de moi, c'est un peu comme leur manquer de respect et l'atmosphère devient souvent inconfortable. Et si ce n'est tout simplement pas le moment, ce serais bien si on se rencontrait à nouveau, plus tard. Dans 10 ans même s'il le faut. Je n'aime pas laisser des rencontres en plan.
Il regarda à nouveau la femme en plissant les yeux. Une femme qui veut porter des vêtements masculin malgré des courbes magnifiques ? Une femme qui démontre un étonnant caractère malgré son apparence douce ? Elle avait un secret que l'homme ne connaissait pas et il espèrait bien le découvrir. S'il était chanceux, elle accepterait son invitation à parler, et il pourrait en savoir plus sur cette rencontre mystérieuse.
- Au fait, je me nomme Kurai, et lui, c'est Katai. Enchanté. _________________
 Temps de Réponse: 1 à 15 Jours. MP-Moi passé ce délais. Merci. |
|  | | Sue Nolan ~ Déchu ~


   Age : 18 Inscrit le : 07 Mai 2008 Messages : 91
| Sujet: Re: Killing Loneliness [pv Kurai] Ven 22 Aoû - 19:27 | |
| Il l’avait vu... Frank serra les dents et croisa ses bras en toisant l’inconnu. Ce type l’avait vu accoutré d’une robe hideuse et l’avait suivi par curiosité ? La réputation de l’homme en était faite. Si cet étranger allait raconter ça - ce qui ne serait pas surprenant vu qu’il ne semblait jamais se lasser de parler - à qui que ce soit, tout le monde, absolument tout le monde reconnaîtrait Frank Nolan comme un travesti alors qu’il s’était simplement vu empêtré dans une robe de sa soeur. Il soupira, abaissa les paupières un instant et réfléchit. Enfin, réfléchir était un bien grand mot, parce que l’autre idiot ne cessait de lui faire la jaser. Il se prit à penser que cet homme ne devait jamais s’ennuyer : probablement était-il capable d’entretenir une conversation avec lui-même devant un miroir. Cela devait être quand même plus agréable que de parler avec Frank, qui se montrait à ce moment aussi bavard qu’un rocher. Croyait-il vraiment qu’en parlant de choses et d’autres ainsi, il réussirait à s’attirer la sympathie de l’hôte indésirable de Sue Nolan ?
L’homme posa son regard sur le minuscule animal qui venait de sortir de la poche de l’inconnu. Eh bien, songea-t-il, tu en as de la patience, toi, de supporter son babillage à longueur de journée. Tu ne dois pas réellement comprendre ce qu’il dit, car tu seras parti depuis longtemps, non ? Le gecko pencha sa tête vers la droite dans un signe de parfaite bêtise animale.
-Écoutez, mon brave ...
- Au fait, je me nomme Kurai, et lui, c'est Katai. Enchanté.
Frank soupira. Pour le peu qu’il parlait il fallait qu’il se fasse interrompre.
-Frank, dit-il sans colorer sa phrase de quelque politesse ou agrément.
Il avait l’habitude que les gens aient des expressions faciales étonnées quand il leur donnait son nom. Pourquoi ? Il ne le savait pas, mais il y était quand même habitué. C’était inévitable. Comment vous appelez-vous ? Frank. Le tout suivi d’un silence gêné. C’était très coutumier. C’est peut-être à cause de ce silence qu’il put placer enfin quelques mots. Il hésita un peu toutefois car il avait remarqué sur le gecko une sorte d’incrédulité ... Si un lézard pouvait éprouver de l’incrédulité, bien sûr, ce dont il doutait.
-Ne perdez pas votre temps à essayer de me soutirer quoi que ce soit : je ne suis pas homme à me mêler de la vie des gens, et j’aime à ce que la mienne soit respectée aussi. Pardonnez mon manque de désir de converser avec vous, mais vous m’avez aperçu dans une fâcheuse posture -humiliante plus que fâcheuse, en fait - et je ne suis guère enclin à piquer un brin de jasette à qui que ce soit.
Frank n’était pas inconscient. Certes il était parfois rude, mais il savait que certaines personnes pouvaient s’en trouver blessées. Ce Kurai ne lui semblait en rien méchant, et il ne méritait certes pas qu’un homme comme Frank se permette de le traiter comme n’importe quel imbécile. La seule chose qui inquiétait Frank - et qui l’irritait au plus haut point - c’était que si cet homme avait l’intention de raconter à tout le monde qu’il avait vu un homme vêtu d’une robe dans la rue, c’en était fait de lui. Il n’aurait plus la moindre crédibilité quand il s’adresserait aux gens. Déjà qu’il se demandait, alors qu’il menaçait le tailleur, si un homme vêtu d’une robe pouvait vraiment impressionner quelqu’un.
-Je sais qu’il peut y avoir quelque chose d’intriguant dans le fait d’apercevoir un homme vêtu d’une robe, mais il s’agit là d’un terrible malentendu : me vêtir de la sorte n’est pas dans mes habitudes, loin de là !
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